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Actualités · 16 octobre 2026

Céramiques de Vallauris : pourquoi les collectionneurs se les arrachent

Longtemps reléguées sur les étagères des maisons de vacances ou au fond des placards, les céramiques de Vallauris des années 1950 et 1960 sont devenues en une vingtaine d’années l’un des domaines les plus dynamiques du marché des arts décoratifs. À quelques kilomètres de Cannes, la petite ville de potiers a vécu un âge d’or dont les familles de la région conservent souvent des témoignages. Pourquoi cet engouement, et comment reconnaître une pièce intéressante ?

Une tradition séculaire

Vallauris fabrique de la poterie depuis des siècles. Grâce à une argile locale résistante au feu, ses ateliers ont longtemps produit une vaisselle culinaire en terre vernissée, marmites, casseroles et plats, expédiée dans toute la Méditerranée. Au début du XXe siècle, la concurrence des ustensiles industriels met cette activité en difficulté.

L’arrivée de Picasso et l’effervescence d’après-guerre

Après la Seconde Guerre mondiale, Picasso découvre les ateliers de Vallauris et s’y installe. Il y réalise des centaines de céramiques, notamment avec l’atelier Madoura, et en édite certaines en séries limitées. Sa présence attire artistes, créateurs et visiteurs. Des dizaines d’ateliers voient le jour ou se réinventent, produisant une céramique d’art inventive : formes libres, décors abstraits ou figuratifs, émaux épais aux couleurs franches, effets de matière.

Vases, pichets, plats, lampes, cendriers, objets décoratifs : cette production, vendue aux touristes et aux amateurs de toute l’Europe, a gagné les intérieurs de la Riviera, et notamment les villas et appartements cannois meublés dans les années 1950 et 1960.

Pourquoi un tel engouement aujourd’hui ?

Comment reconnaître une pièce intéressante

Retournez systématiquement la pièce. La base porte souvent une signature incisée, un cachet d’atelier, la mention « Vallauris » ou, pour les éditions de Picasso, des mentions et cachets spécifiques. Ces marques, associées à la qualité de la forme et des émaux, permettent d’identifier l’auteur et d’estimer la pièce.

La qualité compte énormément : originalité de la forme, maîtrise des émaux, équilibre du décor. Les pièces uniques ou de petite série sont plus recherchées que les productions répétitives destinées aux touristes. L’état, enfin, est déterminant : un éclat ou une fêlure réduit sensiblement la valeur.

Attention aux attributions abusives : le nom de Picasso est souvent associé à tort à des céramiques qui ne sont pas de lui. Seules les pièces portant les marques d’édition authentiques, vérifiées par un spécialiste, peuvent prétendre à la cote de l’artiste.

Que faire si vous en possédez ?

Photographiez vos pièces de face et de dessous, en veillant à ce que les marques soient lisibles, et envoyez-nous ces images : nous vous donnerons un premier avis gratuit. Ne les lavez pas à grande eau, ne recollez rien, et conservez les éventuelles étiquettes d’origine. Pour en savoir plus, consultez nos pages achat de porcelaine et céramique à Cannes et antiquaire à Vallauris Golfe-Juan.

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Antiquaire Cannes

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