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Actualités · 15 octobre 2026

Cannes, ville d’hivernants : ce que les villas ont laissé dans nos greniers

On raconte volontiers que Cannes est née d’un contretemps. En 1834, Lord Brougham, ancien chancelier britannique en route vers l’Italie, se serait arrêté dans le modeste port de pêche, retenu par une quarantaine sanitaire. Séduit par le site, il y fait construire une villa et convainc ses amis d’y passer l’hiver. En quelques décennies, le village devient l’une des villégiatures d’hiver les plus prisées d’Europe. De cette époque, il reste des villas, des hôtels, et, dans les greniers cannois, une multitude d’objets.

Une ville construite par et pour les hivernants

Tout au long du XIXe siècle, aristocrates britanniques, grandes familles russes, industriels allemands, banquiers et rentiers parisiens font construire à Cannes des demeures à leur image. Les quartiers de la Californie, de la Croix-des-Gardes, de Montfleury ou de la Basse-Californie se couvrent de villas aux styles éclectiques : néo-gothique, néo-palladien, mauresque, chalet anglais. Chacune est meublée selon les goûts et les origines de ses propriétaires.

Les hivernants arrivent avec leurs malles, leur argenterie, leurs tableaux de famille et parfois leur mobilier. D’autres meublent leur villa sur place, auprès des marchands et des ébénistes installés pour répondre à cette clientèle exigeante. Les grands hôtels qui s’élèvent sur la Croisette à la fin du siècle et au début du suivant achèvent de faire de la ville un haut lieu du luxe international.

Ce que nous retrouvons aujourd’hui

Plus d’un siècle plus tard, les traces de cette époque surgissent régulièrement lors de nos estimations, en particulier dans les successions et les ventes de villas anciennes :

La Belle Époque et les années folles

Au tournant du XXe siècle, la clientèle se diversifie et le goût évolue. Le style Belle Époque, puis l’Art nouveau et enfin l’Art déco s’invitent dans les intérieurs cannois. Les années 1920 et 1930 voient la saison d’été prendre le pas sur la saison d’hiver : la Croisette se couvre de résidences modernes, de plages et de casinos. Le mobilier et les objets de cette période, luminaires, verreries, bronzes, meubles géométriques, sont aujourd’hui très recherchés.

Le bon réflexe : une étiquette d’hôtel sur une malle, un nom de villa sur un plat, une vue ancienne de Cannes : ces détails de provenance locale intéressent les collectionneurs. Ne les retirez pas, ne les jetez pas.

Pourquoi ces objets intéressent les collectionneurs

Au-delà de leur qualité intrinsèque, ces objets portent une histoire : celle d’une ville qui s’est inventée en quelques décennies, d’une société cosmopolite et raffinée, d’un art de vivre qui fascine encore. Les amateurs d’histoire locale, les descendants de familles d’hivernants, les collectionneurs d’objets de voyage ou d’hôtellerie sont nombreux à rechercher ces témoignages.

Une provenance documentée, une photographie ancienne de la villa où se trouvait le meuble, une lettre mentionnant l’achat d’un tableau peuvent ainsi ajouter une réelle valeur à un objet. C’est pourquoi nous prenons toujours le temps d’écouter l’histoire des familles lors de nos visites.

Avant de vider une villa ancienne

Si vous êtes amené à vider une villa ancienne à Cannes, prenez le temps d’en explorer tous les recoins : greniers, caves, chambres de domestiques, dépendances, garages. C’est souvent là que dorment les malles, les cartons de vaisselle, les liasses de papiers et les tableaux décrochés il y a des décennies. Faites-les estimer avant toute décision : nous nous déplaçons gratuitement. Découvrez aussi notre page sur le débarras de maison à Cannes.

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